• Women - Charles BUKOWSKI

    "J'avais cinquante ans et je n'avais pas couché avec une femme depuis quatre ans. Je n'avais pas d'amies femmes. Je les regardais quand j'en croisais une dans la rue ou ailleurs, mais je les regardais sans désir, avec une impression de futilité ...Wommen de BukowskiJe me masturbais régulièrement, mais l'idée d'entretenir une relation avec une femme - même sans rapprots sexuels - dépassait mon imagination.
    J'avais une petite fille de six ans, née hors mariage. Elle vivait avec sa mère, à qui je versais une pension alimentaire. Je m'étais marié des années auparavant, à trente-cinq ans. Mon mariage avait duré deux ans et demi. C'est ma femme qui avait demandé le divorce. Je n'avais été amoureux qu'une seule fois. Les thèmes morte d'une cirrhose. Morte à quarante-huit ans, alors que j'en avais trente-huit. Ma femme avait douze ans de moins que moi. Je pense qu'elle aussi est morte maintenant, mais je m'en suis pas sûr. Pendant les six années qui ont suivi le divorce le elle m'a écrit une longue lettre à chaque noël. Je ne lui ait jamais répondu .
    .."

    Ainsi commence "Women" de Charles Bukowski, "Hank" pour ses amis, bien connu du grand public pour ses "Contes de la folie ordinaires" et dont plusieurs romans furent adaptés pour l'écran - "Factotum" récemment.

    Gérard Guégan écrit de lui :" Tout à la fois greffier et visionnaire,  Bukowski possède sur Baudelaire et Kafka, auxquels le rattache sa haine du père, un avantage déterminant lié à sa condition de gagne-petit. Il est du peuple, celui-là même que Baudelaire idéalisa quelques jours en 1848 et donc Kafka aurait aimé être compris. Pour avoir été mis dans l'obligation de se vendre à qui était en mesure de l'acheter, et pour ne l'avoir pas supporté, Bukowski échappe à son sort en se débarrassant de ses inhibitions.
    Mais, une fois à pied d'oeuvre, ni il ne se glose sur le génie salvateur du conditionnel ni il n'enrobe son isnpiration du vernis de la vertu.
    Quitte à se rallier à un drapeau, Bukowski ne se laisse pas intimider par la honte, et c'est, publiquement, qu'il choisit de se déclarer obsédé par la peur (...)"

    Romain, mon fils, m'a offert ce gros pavé rouge pour l'un de mes anniversaires.
    Dès les premières pages, je me suis senti aussi ivre qu'Henry Chinaski, le personnage de papier froissé de "Hank".

    Wommen de Bukowski


















    Quelques liens :

    Bukowki à Apostrophes
    Pour en savoir un peu plus sur Wikipédia

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